OU IL Y A DE LA GÊNE...

Publié le par Philippe DAVID

OU IL Y A DE LA GÊNE...

"Un trader ne meurt jamais"... Tel est le titre d'un livre largement promu par les médias qui explique, sans avoir à lire entre les lignes, que les traders et les banquiers se moquent comme de l'an 40 de la crise actuelle, pourtant largement due à leurs turpitudes, et qu'ils continuent et continueront à l'avenir comme si de rien n'était. Et le moins qu'on puisse dire c'est que Marc Fiorentino, l'auteur du livre, a dû être lu de l'autre côté de l'atlantique en raison de l'information tombée ce dimanche et qui fait sortir, à juste titre, les politiques américains de leurs gonds qu'ils soient démocrates ou républicains.

Quelle est donc cette nouvelle? Que les cadres dirigeants de la compagnie d'assurance américaine AIG se sont octroyé 450 millions de dollars de primes alors qu'ils ont reçu, depuis le mois d'octobre, 170 milliards de dollars du contribuable américain pour éviter la faillite de la société (qui aurait des répercussions désastreuses pour l'économie mondiale en général et pour les retraités américains en particulier). Cerise sur le gâteau, AIG a publié la semaine dernière son résultat du 4ème trimestre 2008, trimestre au cours duquel AIG a perdu 61.7 milliards de dollars c'est à dire 28 millions de dollars...de l'heure!

J'avais déjà poussé un coup de gueule sur ces méthodes dans mon billet du 11 octobre dernier qui est encore en ligne, billet dans lequel je relatais le séminaire que les dirigeants d'AIG s'étaient offert en Californie, séminaire qui avait coûté à la société, donc au contribuable américain, 424 millions de dollars pour... une semaine de repos avec, peut-être, un peu de travail.

Les politiques américains hurlent au scandale, l'administration Obama en tête, mais ces banquiers mafieux se moquent décidément tant de l'avis des élus du peuple que de l'argent du contribuable comme de leur première liquette.

Où il y a de la gêne...

Philippe DAVID




Publié dans vudedroite

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CRASNIER PATRICK 16/03/2009 08:16

sans oublier dans les turpitudes d'AIG l'argent des cintribuables américains qui s'est trasnféré on ne sait par quel moyen vers les banques Européennes. Par exemple la société générale à touché d'AIG fin 2008 la modique somme de 11 millions de dollars, la BNP pas loin non plus etc.La moralisation du capitalisme financier? une chimère!