UN TRES MAUVAIS FILM

Publié le par Philippe DAVID

UN TRES MAUVAIS FILM

Les nombreux commentaires de l'article "trop c'est trop" et la teneur passionnelle de certains montrent à quel point nombre de français sont attachés au respect des symboles de la France comme l' Hymne ou le Drapeau.

Le sondage de CSA, sondage dans lequel 80% des français se sont déclarés choqués par les sifflets sur "La Marseillaise", montre que des valeurs comme le patriotisme, l'identité nationale, la Nation ne font pas partie du passé, n'en déplaise aux "vétérans" de mai 68 qui pensaient avoir envoyé ces substantifs, qu'ils considèrent encore aujourd'hui comme des gros mots, aux oubliettes.

En effet, ces sifflets ont mis la France devant une réalité que certains se refusaient à voir ou même à évoquer depuis des années sous la pression du politiquement correct: le fiasco de l'intégration à comparer aux succès de l'assimilation et , dans ce domaine, cette semaine aura été cruelle pour la bien pensance.

En effet, outre les sifflets du Stade de France, cette semaine aura vu l'incendie à Montfermeil d'une dizaine de voitures destinées au tournage du prochain film de Luc Besson avec, excusez du peu, John Travolta. Depuis, Luc Besson, envisage d'annuler le tournage à Montfermeil pour le faire sous des cieux plus cléments au nom de la sécurité des employés travaillant sur le tournage (ce qui s'explique facilement).

Cependant, n'étais-ce pas le même Luc Besson qui, dans une interview, déclarait pour commenter des propos de Nicolas Sarkozy: "Racaille, je  n'ai rien entendu d'aussi violent depuis Le Pen".

Aujourd'hui, Luc Besson voit ce dont est capable la "racaille" qui le gêne plus lorsqu'elle brûle les voitures prévues pour tourner un de ses films que quand elle brûle des voitures de smicards ou des bus encore occupés par des voyageurs comme ce fût le cas lors des émeutes de l'automne 2005. Manifestement, l'indignation pour condamner les incendiaires est moins forte que celle pour condamner les propos tenus par Nicolas Sarkozy à l'époque, on a du mal à comprendre pourquoi vu la différence entre un crime (l'incendie volontaire) et un simple délit d'opinion...

De Saint Denis à Montfermeil, la semaine dernière aura été le théatre d'un très mauvais film...

Philippe DAVID





Publié dans vudedroite

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M. 22/10/2008 09:31

Je t'ai cité sur Marianne :
http://www.marianne2.fr/Sarkozy-roi-du-monde-_a92497.html?voir_commentaire=oui&PHPSESSID=a2bd1ab944aed017fdcdc3140f4632c9#comments

J.D.Delaire 21/10/2008 10:43

La bande, réalité de la criminalité française.

Avant de les identifier, il faut accepter le principe même de l'existence des bandes. Pour cela on doit rompre radicalement avec l'exception française qui veut qu'on accepte à peine ce mot sans lui donner d'autre contenu que celui lié à un événement. La bande, pourtant, c'est un concept, un contenu, une organisation qu'il faut connaître.

Reconnaître, d'abord, c'est revenir sur le tabou coupable des politiques de l'excuse et ne plus craindre les mots justes. Les bandes existent depuis longtemps en France ; beaucoup étaient identifiables dès le début des années 1990 par des critères objectifs et on a pu en montrer la réalité et la nocivité, au moins en région parisienne. La bande est désormais une réalité du paysage criminel français. Nier cela n'a fait qu'aggraver la situation.

Connaître, ensuite, c'est observer le phénomène de bande pour ce qu'il est, c'est-à-dire en acceptant son caractère brutal, permanent et collectif, même si cela doit aller contre certains de nos principes. On ne peut pas seulement gouverner par l'idéologie ; les faits, aussi désagréables soient-ils, doivent aussi susciter la réflexion normative et conduire à amender des notions réputées intangibles qui ne peuvent plus leur résister.

Comprendre, c'est entrer dans la logique de la bande : ses fondements, son fonctionnement, ses ressorts. C'est accepter la nature organisée qui résulte de ces trois composantes. Ne lit-on pas que les bandes françaises ne sont pas organisées «comme aux États-Unis», alors qu'elles en possèdent les caractéristiques principales. Les bandes de France sont organisées ; plus, il s'agit bien de groupes criminels organisés. Car, dans ce registre, il n'y a pas que la grande criminalité transnationale, les mafias ou les cartels. La bande en est souvent la forme première, génératrice. Beaucoup de policiers de terrain en ont pleinement conscience.

Il s'agit d'abord d'un territoire que l'on croit être sien parce qu'on en domine les rues et les espaces publics ; jusqu'aux cages d'escaliers, parfois. On le domine et on veut le protéger. On le domine et on veut sa population à ses ordres, on l'exploite, on la terrorise. Mais quand survient l'identification totale à ce territoire, la terreur qui y règne conduit fatalement à son appauvrissement.

Si le fonctionnement du groupe est d'abord spontané, des règles s'établissent sans tarder, fondées sur la violence et la fascination qu'elle dégage. S'il y a une hiérarchie, celle-ci ne ressemble pas à la chaîne de commandement d'une armée. On est dans une mécanique elliptique d'attraction et de gravitation, dont les effets sont, comme toujours, moins forts quand on s'éloigne du centre, du «noyau dur» ; d'où, parfois, des éruptions spontanées, vite réprimées.

Quant aux ressorts, ils ne sont plus antisociaux depuis déjà longtemps ; ils sont asociaux. On constate le rejet de nos règles républicaines et leur remplacement par celles de la bande qui, le plus souvent, sont celles dictées par le (ou les) plus fort. L'exclusion n'est pas subie ; elle est voulue. Elle est fondée sur les profits que dégagent les activités criminelles, bien plus lucratives que le travail ; un travail dont on ne perçoit d'ailleurs souvent plus le sens. C'est ainsi que l'on entend parler de «cités bien tenues»… par la bande locale qui préfère le lucre des trafics au manque à gagner des violences anti-institutionnelles.

C'est au prix de cette volonté d'acceptation que l'on pourrait agir sur les bandes, qu'on pourrait en dresser la cartographie, la sociologie, la psychologie, le mode de fonctionnement et, peut-être, anticiper leurs mouvements, tout en facilitant le travail des policiers et des magistrats. C'est en se fondant sur la définition de la bande que les Américains puis les Anglais ont établi ce qu'ils appellent des «injonctions civiles» et qui est l'un des moyens les plus efficaces de prévenir, sinon le phénomène, du moins une grande partie de la criminalité qu'il engendre.

Il faut traiter la brûlure sociale que provoquent les bandes. Mais cela ne peut se faire qu'au prix d'un bouleversement des principes, des normes et des esprits. Et pour cela, admettre ces préalables.

J.D.Delaire 20/10/2008 19:32

Au servicve d'ordre de ce match, il y avait des CRS de Toulouse en mission, c'est leur travail...:L'un d'eux de mes amis français d'origine maghrébine, est gradé et se trouvait avec son groupr à la sortie du stade.Que n'a t'il entendu avec ses hommes comme injures de la part de ces jeunes siffleurs mon cher Nade...Si je vous traite de la même manière, vous me direz qu'il n'y a pas violence ?Le pire, à son retour, son fils se fait traiter de tout commc son père et se fait constamment agresser physiquement parce qu'il est le fils de pute d'un enculé de queuf bazané...!Un jour le père, il va pêter les plombs, pas vous si vous etiez à sa place ?Alors oui Marielle, parfois je sui excéssif, mais depuis Mai 1968, je vois glisser les moeurs, moi qui suit un homme d'ordre et qui s'accorde avec les valeurs de la république ! Les modérés, qui laissent filer toujours un peu plus parce qu'il croient pratiquer la tolérance me font bien marrer ! En fait, ils ont la trouille les biens pensants, ils ont peur des racailles, pas moi !Ma peau au bout de mes idées pour la France, voila la droite républicaine ! Rien d'autres et en plus j'appartiens à une confrérie humaniste...mais pas laxisto-gauchiste comme le GODF, non réaliste !Demandez à Philippe, ou allez à la page 1 de mon blog !Bonsoir !

observateur 20/10/2008 18:12

le sujet en l'occurence c'est les voitures brulées lors du tournage du film de Luc Besson mais libre à chacun de faire une fixation sur le sujet qu'il veut ...

marielle 20/10/2008 17:55

Les actes de vilolence se rapportaient en l'occurence à l'article de référence "un très mauvais film" ... hou la la ..., Nade,  vous vous emballez vite ! et il me semble que vos raisonnements sont assez "entiers" ... on n'est pas sur un ring, juste sur un blog ouvert au dialogue !  cool ...!!!