LA MEMOIRE COURTE

Publié le par Philippe DAVID

LA MEMOIRE COURTE

La nouvelle à laquelle on pouvait s'attendre est tombée hier: La terroriste italienne Marina Petrella pourra rester en France, malgré sa demande d'extradition par l'Italie où elle a été condamnée à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d'un policier.

Je m'étais déjà exprimé sur ce sujet le 6 août dernier dans un billet intitulé "totalement incompréhensible" mais la confirmation de cette absolution me laisse pantois. On peut bel et bien parler d'absolution, Marina Petrella n'ayant  été incarcérée que 4 ans malgré la gravité de ses crimes, la France lui garantissant l'impunité jusqu'à la fin de ses jours. La moindre des choses eût été qu'elle purge sa peine en Italie, pays dans lequel des familles de victimes attendent toujours que Petrella paie sa dette envers la société. Rappelons simplement que l'Italie est un pays démocratique et un état de droit qui n' a pas de leçons à recevoir de la France.

Cependant, le pire est la manière dont les choses se sont passées. On a appris hier, suite à un communiqué de l'Elysée (on serait tenté d'écrire du Château), que Marina Petrella ne serait pas extradée. Pourtant, intéressée était informée dès mercredi dernier de sa non extradition par Carla Bruni-Sarkozy et sa soeur, la réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi. Il est surprenant de voir que désormais, en France, les terroristes en voie d'extradition apprennent des décisions les concernant ni par des juges ni par des policiers mais par la femme et la belle soeur du président en exercice mais peut-être sommes nous passés de l'état de droit à la monarchie absolue sans nous en rendre compte...

Mon ami blogueur Patrick Crasnier était en Italie ce weekend et m'a raconté l'indignation justifiée des italiens. Que dirions nous si Carlos ou des membres d'Action Directe se "la coulaient douce" en Italie? Nous serions indignés, à juste titre.

Rappelons simplement pour terminer ce billet que c'est pour avoir fui la menace des Brigades Rouges que la famille Bruni est en France depuis une trentaine d'années. Il est donc bizarre de voir aujourd'hui la compassion de deux membres de cette famille pour ces assassins comme il est surprenant de voir Nicolas Sarkozy, qui répétait pendant sa campagne présidentielle qu'il penserait aux victimes avant de penser aux coupables, prendre une telle décision. 

Manifestement, certains ont la mémoire courte.

Philippe DAVID





Publié dans vudedroite

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J.D.Delaire 16/10/2008 20:06

Rouillan voit sa semi-liberté révoquée par la justice mais va faire appel


 

 



© 2008 AFP (Michel Gangné)
Jean-Marc Rouillan le 17 décembre 2007 à Marseille


Jean-Marc Rouillan, cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe, a vu jeudi son régime de semi-liberté révoqué par le tribunal d'application des peines (Tap) siégeant à Marseille, a annoncé à l'AFP son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.
Me Chanselet a ensuite indiqué que son client allait faire appel de la décision du Tap.
"Il fera appel, il a dix jours pour le faire et c'est la cour d'appel de Paris qui statuera sous 40 jours", a-t-il précisé.
"Il n'y a plus de demande de conditionnelle possible parce qu'il faut un an de semi-liberté, c'est en ça que le parquet a triomphé. Le parquet a dit aujourd'hui: +j'ai toujours été opposé à ce qu'il sorte de prison, j'avais raison, il n'a pas repris la lutte armée mais il parle, donc il retourne en prison+, voilà la position du parquet", a ajouté Me Chalanset.
"Ils (les trois juges du Tap, ndlr) ont estimé sans motivation qu'il y avait lieu à révoquer la semi-liberté", a déclaré Me Chalanset devant la prison des Baumettes où s'est tenue l'audience du Tap sur le fond, en présence de M. Rouillan.
Au lendemain de la diffusion d'une interview controversée au magazine l'Express, son régime d'aménagement de peine avait été suspendu le 2 octobre par le juge d'application des peines (JAP), dans l'attente de l'audience du Tap sur le fond.
"Comme leur a dit Jean-Marc Rouillan, c'est la première fois de sa vie qu'il donne une interview où il estime qu'il y a lieu de s'engager dans un parti politique légaliste et c'est pour cela qu'il retourne en prison", a ajouté Me Chalanset.
Condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans, pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986 et de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985, M. Rouillan, 55 ans, avait bénéficié d'un régime de semi-liberté en décembre 2007 après 20 ans de prison.
Dans ce cadre, il travaillait pour l'éditeur marseillais Agone la journée mais passait ses nuits et fins de semaine à la prison des Baumettes. Il semble par contre que pour Rouillan, la justice tienne à ce qu'il reste en prison !

kéline 16/10/2008 12:52

très surprenant en effet.  mais il y  avait eu une alarme quand  N.Sarkozy  voulait déjà accueillir les guerilleros repentisMitterrant a ouvert Dieu et en accueiillant les activistes des brigades rouges N.Sarkozy lui emboite le pas on n'est pas les rois dans cette affaire mais on est gouverné par des rois

marielle 13/10/2008 23:37

Je ne comprends pas, moi aussi, la décision de notre Président décidé en raison de l'état de santé de la criminelle : l'Italie est pourvue en hôpitaux psychiatriques et la justice de ce pays voisin et européen s'exerce de la même façon qu'en France, non ??Quelle est la véritable raison de ce refus d'extradition ??

patrick CRASNIER 13/10/2008 17:14

je comptais faire un billet là dessus mais tu l'as très bien fait. Oui nous sommes en monarchie absolue mais attention à un moment les têtes tombent. Oui les Italiens ne sont pas content à juste titre, quand on les questionne sur ce sujet, ils ont des mots sur la plastique de carla bruni et de la priorité qu'elle devrait lui donner que je ne répèterais pas même en italiens. Oui nous sommes en Europe mais l'extradition entre la France et l'Italie est plus difficile à obtenir que d'une pays d'amérique latine (ici c'est plutôt l'amérique latrine avec une pensée émue pour vespasien)Honte à la France et à ceux qui ont permis Mitterand en tête que des terroriste internationaux trouvent leur grâce chez nous, surtout qu'il n'ont jamais eu un mot de repentir. Pour revenir à l'Italie, Jean paul deux disait il n'u a pas de jsutice sans pardon, j'ajoute il ne peut y avoir de pardon sans repentir sincère.